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Interview avec Erna, analyste-programmeur chez Smart Solutions

Dans ce que je fais aujourd’hui, je peux et je dois réfléchir à ce que je fais, et j’aime ça. On est toujours confronté à l’une ou l’autre difficulté de sorte que mon boulot est très varié et je peux puiser dans ma propre créativité pour solutionner les problèmes.
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Quelle est ta fonction en tant qu’analyste-programmeur ?

Notre société fabrique des logiciels de gestion d’entreprise. Le produit fini peut être un rapport avec des statistiques mais aussi un écran convivial dans lequel l’utilisateur peut saisir des données qui vont s’intégrer correctement dans une base de données. En premier lieu, nous analysons les besoins du client, puis nous écrivons un programme qui remplit ces besoins.

Programmer, ça veut dire quoi ?

Il existe plusieurs langages de programmation. Un langage de programmation repose sur des codes que vous utilisez pour que quelque chose se passe. Programmer, ça veut dire placer le bon code au bon endroit de sorte que tout se passe dans le bon ordre. Le premier langage de programmation que j’ai appréhendé est le Turbo Pascal. Au début, c’était assez difficile mais quand on arrive à programmer dans un langage, c’est beaucoup plus facile d’apprendre un autre langage par après.

Comment se déroule un projet ?

Pour les grands projets, on désigne un chef de projet, qui va désigner qui fait quoi. Dans les petits projets, il arrive qu’on entre directement en contact avec le client et qu’on doive se charger de tout, tout seul - l’analyse, la programmation, les premiers tests).

L’industrie du software est un secteur qui évolue très vite. Comment reste-t-on dans le coup ?

L’Internet permet beaucoup de se tenir au courant des nouveautés. Mais certaines innovations sont plus complexes et demandent de suivre des formations.

Quel est ton environnement de travail ?

Dans ma fonction, je suis amenée parfois à me rendre chez le client, où qu’il soit d’ailleurs. Mais il arrive aussi que je travaille sur le système du client à partir de nos bureaux.

Qu’est-ce qui t’attire le plus dans ton travail ?

Je suis ingénieur industriel et chimiste de formation. J’ai travaillé quelques années comme laborantine et le problème était pour moi que je ne pouvais pas trop réfléchir à ce que je faisais. Si, par exemple, je ratais une expérience ou que je n’atteignais pas le résultat escompté, on ne me laissait pas trop le temps de m’y attarder et de chercher les failles. Dans ce que je fais aujourd’hui, je peux et je dois réfléchir à ce que je fais, et j’aime ça. On est toujours confronté à l’une ou l’autre difficulté de sorte que mon boulot est très varié et je peux puiser dans ma propre créativité pour solutionner les problèmes.

Ça fait quoi de travailler dans le secteur IT, qui est plus un secteur masculin ?

C’est très agréable, notamment parce que c’est très différent de ce que j’imaginais au départ. Dans les films au cinéma, les spécialistes IT sont toujours des personnages ennuyeux. Or moi je n’en ai pas encore rencontré. En plus, la plupart des spécialistes IT ne rechignent pas du tout à travailler avec des femmes, au contraire.

Estimes-tu qu’il y a des avantages ou des inconvénients spécifiques pour une femme ?

Je ne peux pas comparer parce que je ne suis pas un homme… Donc je ne peux pas dire s’il y a ou non des avantages ou des inconvénients notoires. Un jour, je discutais avec un responsable IT, qui m’a dit qu’il préférait engager des femmes parce qu’elles étaient plus soigneuses et travaillent plus dans le détail.

C’est également ce que tu crois ?

En tout cas, je suis comme ça. Je ne m’arrête que quand je suis sûre que ça marche correctement.

Quelle flexibilité requiert ton travail ?

Je crois qu’aujourd’hui, la flexibilité est requise partout mais en ce qui me concerne, je me rends compte qu’elle existe dans les deux sens. Si je commence à travailler très tôt, je peux m’arrêter très tôt mais quand il faut tenir un délai, c’est vrai qu’il m’arrive de devoir faire des heures supplémentaires.

Est-il possible de combiner une telle fonction avec une vie de famille ?

Parfaitement. De nombreux collègues ont une famille et des enfants. Et beaucoup de sociétés admettent aisément le travail à temps partiel.

Quelles aptitudes personnelles ou compétences faut-il pour réussir dans ce métier ?

Il faut être créatif, pouvoir résoudre les problèmes, apprécier de relever des défis et être sociable.

Si tu devais conseiller ce travail à une amie, quels seraient tes arguments ?

Je trouve que c’est une fonction qui revêt aussi une dimension sociale. Ce n’est évidemment pas comparable au travail des gens dans un hôpital mais tout de même, nous créons des choses qui aident les gens et qui leur permettent d’être plus efficaces dans leur travail.

 
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