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Interview avec Marleen, webmestre chez XI Multimedia Solutions.

Ma principale fonction consiste à créer des sites web. Je dois veiller également à l’ergonomie de ces sites, ce qui veut dire que je dois structurer correctement le contenu qui m’est fourni par la société cliente et que je dois rendre ce contenu accessible. Le but étant, évidemment, que les utilisateurs puissent traiter rapidement ce contenu.
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Marleen

Je m’appelle Marleen et je travaille depuis 5 ans comme webmestre chez XI Multimedia Solutions, à Hasselt.

Quelle est ta principale fonction en tant que webmestre ?

Ma principale fonction consiste à créer des sites web. Je dois veiller également à l’ergonomie de ces sites, ce qui veut dire que je dois structurer correctement le contenu qui m’est fourni par la société cliente et que je dois rendre ce contenu accessible. Le but étant, évidemment, que les utilisateurs puissent traiter rapidement ce contenu.

Quelles sont tes tâches spécifiques ?

La première, cela va de soi, consiste à concevoir et créer des sites web en HTML, par exemple. Ici, ce sont surtout l’ergonomie et les aspects liés à la mise en page qui prônent. Ensuite, je m’occupe aussi de la maintenance de sites. En d’autres mots, s’il y a un problème sur le site par après, le client peut m’appeler et j’essaie de corriger la situation.

Quel bagage technique faut-il pour exercer ton métier ?

Les principaux programmes que j’utilise sont Illustrator, Photoshop, Fireworks, Macromedia Flash et Dreamweaver.

Dans quelle mesure ces logiciels sont-ils difficiles à maîtriser ?

Je pense que cela dépend vraiment d’une personne à l’autre. Quand on possède déjà une bonne connaissance de l’informatique en général, c’est un avantage. Mais il faut aussi une bonne dose de créativité dans ce métier.

Outre la créativité, comme tu dis, quelles autres qualités sont nécessaires pour être un bon webmestre ?

Il faut aussi pouvoir se familiariser à toutes sortes de situations. Dans la mesure où vous réalisez des projets pour des entreprises ayant chacune sa particularité, ses souhaits et ses exigences spécifiques, vous devez pouvoir y être sensible et vous y adapter.

Avec qui travailles-tu pour réaliser un site ?

Je travaille surtout avec des chefs de projets et des programmeurs. D’abord, les chefs de projet me confient la mission, dont le contenu et la structure ont déjà été esquissés. Vient ensuite le « gros-œuvre » - la programmation ; ça veut dire que nos programmeurs conçoivent l’ossature du site. Ensuite, je dois veiller à bien habiller le tout pour obtenir un site fonctionnel et convivial. Pour ce faire, je recours à des « assets » comme on dit : des éléments tels que des photos, des boutons etc. que j’édite en Dreamweaver. Dans un stade ultérieur, nos programmeurs peuvent rendre cet ensemble plus dynamique encore. Comme vous le voyez, la collaboration avec les collègues est primordiale.

Comment se passe-t-elle concrètement, cette collaboration ?

La plupart du temps, je me contente de parler avec mes collaborateurs, de convenir avec eux des étapes à venir. De plus, chaque projet est discuté dans le cadre de nos réunions internes bihebdomadaires.

Entres-tu personnellement en contact avec les clients ?

Bien sûr ! Mes services sont sollicités après les premiers contacts entre le chef de projet et le client. Nous proposons une réunion avec le client pour discuter des options à prendre afin de donner une forme attirante et fonctionnelle au contenu et à la structure.

Gardes-tu ces contacts avec le client ultérieurement dans le processus de production ?

Tout à fait. Car après ces réunions, je poursuis nos discussions par e-mail ou téléphone. De plus, le site est mis en ligne dès la phase de construction. Le client reçoit un mot de passe, qui lui permet d’accéder à son site, de le consulter et, éventuellement, de me soumettre ses remarques. Il s’agit donc d’un processus permanent de collaboration, d’harmonisation et d’adaptation.

À quoi ressemble la journée typique d’un webmestre ?

La première chose que je fais le matin, c’est de vérifier mes mails et de voir si j’ai reçu des messages importants de la part de clients. Ensuite, je vois quels projets et activités de projets je dois faire. En fonction des délais, j’établis ma liste de priorités. Ensuite, mes tâches varient fort : éditer des photos ou un document HTML, concevoir une animation, actualiser un site.

Ton job te coince-t-il derrière ton écran toute la journée ?

Il est vrai que la plupart du temps, je suis derrière mon écran. Mais il y a aussi les réunions avec les collègues et les entretiens avec les clients sur les aspects graphiques et structurels des sites. Ces réunions sont parfois internes mais elles peuvent se passer à l’extérieur aussi.

Qu’est-ce que ça représente d’exercer ce boulot en tant que femme ; y a-t-il beaucoup de « webmistresses ? »

Je pense que les femmes et les hommes sont pareillement capables d’exercer cette profession. Le fait d’être une femme comporte des avantages mais aussi des inconvénients. Ma collègue la plus proche est aussi une femme mais j’ignore tout à fait quel pourcentage les femmes occupent dans le groupe des webmestres en général.

Quels sont les avantages d’être une femme dans ce métier ?

Je crois que c’est un métier très varié et passionnant, qui couvre une multitude de tâches : des travaux graphiques, du traitement photo, de la programmation (même s’il y en a peu) mais aussi des contacts avec les collègues et les clients.

Vous demande-t-on une grande flexibilité en termes d’horaires de travail ?

En fait, notre horaire est plutôt fixe. Je quitte le bureau vers 17 heures en général. Notre directeur, qui a fort le sens de la famille, estime qu’il est très important que nous estimions et respections correctement les délais des projets. Il est donc extrêmement rare qu’un délai ne soit pas respecté. Mais si cela arrive, nous mettons les bouchées doubles et travaillons plus tard. Mais, vraiment, c’est très rare !

Dans ce cas, nous ne te retiendrons pas plus longtemps et te remercions chaleureusement pour ta collaboration !

 
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